J’ai toujours eu cette sensation de devoir toujours donner plus comme je n’étais pas assez.

Pas assez en santé, pas assez forte, pas assez performante

pour cette société qui veut toujours plus et pourquoi à la fin?

Pour courir, courir et courir dans une roue qui tourne et fait des loops.

Quand j’étais dans mon nid doré, je ne m’apercevais pas de cette différence étant choyée, préservée de toutes les tempêtes du monde.

En vérité, ce nid était plaqué or.

Le monde souffre, et nous pouvons tout faire pour nous cacher dans la ouate, ça reste que la réalité va finir par nous rattraper au détour, comme un boomerang.

Justement, pour affronter les Épreuves que la vie a mises sur ma route, pour trouver ma force, j’ai appris à m’accrocher à celle des autres, puis à aller vers ceux qui étaient tombés de leur nid plus tôt, plus rudement et qui n’avaient jamais réussi à se relever.

Je devenais ainsi leur voix, leur intermède pour leur permettre d’avancer plus loin , plus vite, trouver leur voie, tombant aussi parfois dans leur piège que leur coeur lésé m’envoyait pour barrer ma route.

Mais qui étais-je, moi? Je me sentais fille de partout et de nulle part, fille de tout le monde et de Personne.

Je me suis toujours considérée comme humaine en quête de sens dans ce monde en dissonance.

Je sentais en moi, une puissance, une flamme qui ne venait pas de ce monde.

Un ange perdu d’une Alliance déchue sur une planète vaste et aride.

C’est mon cœur battant et mon âme bien ouverte que j’ai réussi à supporter ma cavale sur Terre.

Et le cœur toujours plein de gratitude d’être née dans une famille aimante, un pays prospère

avec au coeur toujours une voix qui me disait : « Il y  plus Grand ».

Ce monde, cette société n’est qu’une illusion de la réalité.

Humaine ouverte aux oreilles internes bien tendues, je sais me connecter au cœur des autres, aux résonances qu’ils émanent, ce qui me nourrit

et qui me blesse comme plusieurs confrères humains et consoeurs humaines, tant blessés, ont fermé les portes vers leur sanctuaire intérieur, préférant s’endormir dans cette société du toujours plus!

Cette société qui m’a si longtemps fait croire que je n’étais rien comme je n’étais pas assez.

Pourtant, l’humain est bien plus qu’une machine avec une fonction dans la société, il est créativité, il est cœur battant, il est reliance.

Grâce au kassalà, j’ai l’impression d’enfin pouvoir mettre des mots sur des ressentis.

Des ressentis trop longtemps vautrés au creux de mon cœur que je refuse de fermer,

sans laisser la porte ouverte à toutes les attaques des guerriers de l’ombre, nous qui sommes des guerriers de lumière, n’éclairant que ceux qui veulent ouvrir les yeux.

Le kassalà est un véritable chant d’harmonie.

Un appel d’espoir en un demain où mon âme finira par se sentir nourrie.

Une forme d’infini qui tourne et tourne en boucle.

Oui, depuis que j’ai rencontré l’inspirante Suzie Champagne.

Ma vie a pris une toute nouvelle direction.

Dès que j’ai palpé cette résonance, j’ai eu envie de sortir de ma zone de confort

et de montrer au Monde mes véritables couleurs, ouvrir mes ailes plus grands.

Depuis que je l’ai rencontrée et que je me suis élancée, j’ai rencontré de nombreux gens qui m’ont propulsée vers la lumière et qui m’ont même amenée à connaître cette forme d’écriture si riche grâce à une autre magnifique rencontre sur ma route.

Merci Sessi pour cette inspirante énergie partagée.

Ces des gens comme vous qui me donnent fois en mon étoile, de la suivre et voir où elle me guidera.

Sans trop lui mettre de pression, mais juste assez pour éviter qu’elle se noie dans l’inaction, s’écrase dans l’inaction.

Un pas à la fois.

Pour que cette résonance ne s’éteigne pas dans le futur, je la nourrirai et arrêterai de me dire : « Tu ne produis pas assez vite, tu dois être plus. »

Pour éviter que mes couleurs se rouillent et perdent toute leur brillance.

Seulement en acceptant d’être ma plume, mon art, cet outil de connexion avec le vivant.

Accepter d’Être une Humaine tout simplement.

Avec ses forces, ses faiblesses, ses essais et ses erreurs.

Avec ses pourquois, ses hésitations, mais surtout avec ses décisions pour évoluer !

Amélie, la Marraine littéraire branchée à ton Essence